Antoine Jean Saint-Martin. 1822. "Éléments de la grammaire chinoise, ou Principes généraux du Kou-wen, ou style antique, et du Kouan-hoa, c'est-à-dire de la langue commune généralement usitée dans l'empire chinois. Par M. Abel-Rémusat, de l'Académie royale des Inscriptions et Belles-Lettres, professeur de langue et de littérature chinoises et tartares au Collège royal de France" Journal asiatique. July 1822. pp. 32-44.
Saint-Martin, a co-founder of the JA, reviews in the first issue the recent work of Abel-Rémusat, a co-founder of the JA. Today we would call this "bootstrapping."
Saint-Martin begins by noting that many missionaries have acquired practical language of Chinese, but the men of Europe have precious few resources on which to rely. He savages the grammar of Étienne Fourmont (1683-1745), probably referring to the Linguae Sinarum mandarinicae hieroglyphicae grammatica duplex, Latine, et cum characteribus Sinensium:
L'inintelligible Grammaire, publiée par Fourmont, est plutôt propre à égarer qu'à instruire, quand bien même on serait sûr de la comprendre parfaitement; et peut-être sans injustice doit-on considérer cet ouvrage comme une des principales causes qui ont contribué à tant retarder jusqu'à nos jours les progrès qu'on aurait pu faire dans l'étude du Chinois. Il vaut mieux effectivement être sans guide, que d'en avoir un qui vous induise en erreur.
Far better were some 30 pages with unrefined grammatical hypotheses buried in the middle of the 1703 work Arte de la lengua mandarina by Francisco Varo (1627-1687). These were, claims Saint-Martin, the only credible explorations of Chinese grammar in a European tongue until Joshua Marshman's 1814 Elements of Chinese grammar and Robert Morrison's 1815 A grammar of the Chinese language. Even these British works were not "vraies grammaires"; they were useful works for interpreters and merchants.
A major source of error for all these European grammars is their over-reliance on native testimony:
Ce que je dis là n'est pas particulier aux Chinois; c'est une grande erreur de croire qu'il faille s'adresser aux indigènes de l'Orient, pour en obtenir des notions utiles sur le mécanisme de leur langue. Comment pourraient-ils enseigner la grammaire, quand ils ignorent même l'existence de cette science? Aussi, tous les ouvrages grammaticaux qu'ils ont publiés pour l'instruction des Européens, sont-ils tous mauvais ou inutiles.
Saint-Martin praises Abel-Rémusat for composing a grammar based on the study of Chinese literature as well as of Chinese speech, and he lauds the work for its scientific rigor.